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Qu’est-ce qu’un bon placement ?

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FINANCE DE DEMAIN
4 min
21/10/2019

Vous êtes nombreux à nous poser cette question. En tant que “Fintech”, nos réponses seront différentes de celles des banques et compagnies d’assurances car nous essaierons de nous adapter à vos besoins réels et cela selon une méthodologie qui repose sur 3 indicateurs.

Au préalable quelques explications sur le terme “bon placement” : définition et conséquences sont nécessaires.

Définition.

Un bon placement est un véhicule qui optimise les chances d’atteindre des objectifs. Il faut donc un objectif clair et un lien entre celui-ci et le placement étudié, ce qui n’est pas toujours évident.

Ainsi, il faut savoir qui va établir le lien entre l’épargnant, ses besoins et la solution. Un bon placement est-il le produit financier proprement dit ou la manière dont il est utilisé. La réponse est bien entendu la manière dont le produit financier est utilisé.

On peut alors parler de la Finance Monopoly par opposition à la Finance Relationnelle. La première brise le lien, la seconde établit l’équilibre entre la vie de la personne et les opérateurs financiers, entre l’épargnant et la vie économique, entre l’individu et la société. Ce qui entraîne :

Conséquence 1.

Si l’objectif d’un placement est indissociable d’une personne et d’un projet, nous voyons la faille que représente la recherche de la seule performance pour juger d’une solution d’épargne. Le produit est une finalité en lui-même et n’est donc plus un moyen mis à disposition du conseiller financier.

Que signifie en ce cas « optimiser les chances d’atteindre mon objectif ? ». Rien, si ce n’est de permettre aux opérateurs financiers de prendre la main sur la gestion de l’argent du plus grand nombre.

Conséquence 2.

L’épargnant doit établir impérativement ce qu’il veut faire de son argent.

Dans notre métier de conseiller en investissements, cette méthode correspond à une « approche globale » répondant simultanément à 2 objectifs :

  • Établir un lien cohérent entre : les projets de l’épargnant, l’organisation de son patrimoine, sa capacité à supporter tel ou tel niveau de risque, ses solutions de placements actuelles ou à venir.
  • Faire le choix de solutions de placement suffisamment souples pour accompagner l’épargnant dans ses tranches de vie futures, déjà identifiées ou imprévues. Cette souplesse est le cadre vital où la diversification des actifs s’adapte aux réalités.

3 indicateurs d’un bon placement.

Indicateur 1 : il n’est qu’un des éléments constitutifs d’une stratégie patrimoniale. Un bon placement doit être proposé en cohérence avec les autres éléments de son patrimoine, si petit soit-il.

Indicateur 2 : il intègre un niveau de risque qui lui est propre pouvant être différent de celui plus général attaché à la personne de l’épargnant. Il est défini à sa mise en place et son évolution est contrôlée dans le temps. Si l’épargne d’un foyer prudent est placée sur des supports (produits sur lesquels sont placés l’épargne) à faible risque, il est tout à fait envisageable qu’une nouvelle épargne représentant 10% de ses avoirs soit orientée vers des supports plus risqués.

Indicateur 3 : la solution doit offrir une souplesse, condition nécessaire pour la mise en place de la diversification d’un placement et de son maintien dans le temps. Cette souplesse s’évalue notamment lors des achats ou des ventes de positions (arbitrage, allocation). Les conditions du placement ne doivent pas affecter la rentabilité globale de l’épargne du fait, par exemple de leurs faibles coûts ou de l’absence de limite du nombre d’opération annuelle.

C’est la valeur ajoutée du dispositif que propose certaines Fintechs. Un bon placement doit :

  • Maximiser le rendement espéré en garantissant le niveau de risque initial (on parle alors de contrôle de « corrélation » entre les supports).
  • Assurer également l’adéquation entre les besoins de l’épargnant et la solution de placement (c’est le contrôle « d’adéquation »).

Critère de souplesse d’un placement :

  1. Sa flexibilité (ex: possibilité d’arbitrages illimités)
  2. Sa liquidité (convertibilité des positions en cash)
  3. Ses coûts dans leur ensemble (ex: frais d’arbitrages des supports + frais de gestion)
  4. Sa fiscalité (ex: le taux et ses modalités d’application)
  5. Sa large gamme de « supports éligibles » (produits sur lesquels investir) et leur qualité (ex: accès aux supports ETFs)

Conclusion.

Pour détecter un bon placement, de simples critères applicables ne sont pas suffisants. Ils doivent s’intégrer dans un nouvel usage où l’acte d’épargne n’est plus l’achat d’un produit.

Les décisions de placement prises sans le recul qu’offre une « approche globale », entraînent une succession de fractures qui nuisent fortement à la performance de l’épargne.

Un produit de placement n’est souvent pas mauvais en lui-même mais il le devient lorsqu’il n’intègre pas simultanément l’organisation patrimoniale de l’épargnant, son niveau de risque ou encore un lien clairement établit avec l’un de ses projets.

Certaines Fintechs proposent aux utilisateurs-épargnants des « parcours » pour les aider à piloter leur projet de placement. Ils deviennent alors capables de juger par eux-mêmes le « bon placement », celui qui leur convient.

Plus largement, les épargnants peuvent aujourd’hui faire la différence entre des propositions d’épargne qui ne sont que des mises en ligne de produits classiques et celles qui leur permettent d’apprendre à mieux gérer leur argent.

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