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Assurance-vie : un Comparatif indépendant des frais

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Bastien COLET
FINANCE DE DEMAIN
8 min
04/10/2021

Introduction

Après une période d’attentisme liée à la crise sanitaire, la collecte de l’assurance-vie est repartie. En mai 2021, elle s’établit à +1,2 Md€. Pour le 5e mois consécutif, elle dépasse le seuil du milliard d’euros, confirmant la dynamique retrouvée. Surtout, avec 23,6 Mds€ collectés depuis janvier 2021, les cotisations en unités de compte (UC) atteignent un niveau record. Néanmoins, émerge un dangereux paradoxe : alors que les solutions classiques témoignent de leurs insuffisances et de leur gloutonnerie en termes de coûts pour le client, ce sont bien celles-ci qui semblent absorber une partie substantielle de cette collecte.

Le marché de l’assurance-vie s’est historiquement structuré dans un cadre hyper concurrentiel dominé par les institutionnels. Après la crise de 2008, à la faveur d’une réglementation renouvelée, apparaissent de nouvelles offres d’épargne portées par des acteurs digitaux. Né en 2014, ActiveSeed propose une solution héritière de cette mutation.

Rompant avec une « logique produit », le digital permet de délivrer en matière d’épargne un service financier alternatif sur-mesure, qui chemine vers plus d’indépendance et de transparence : à quoi sert mon épargne ? comment évolue-t-elle ? quelle est sa répartition et sa méthode de gestion ? qui pilote ?

Une gestion ouverte et dynamique, ajustée aux besoins, se retrouve à la portée de tous. Cette innovation d’usage est fondamentale pour l’assurance-vie, alors que les rendements servis par les fonds euros s’étiolent irrémédiablement. Les fonds euros ont fait croire en l’équation « Épargne = Performance + Garantie ». Ce mirage est désormais terminé : l’épargne se corrèle à une activité économique où le risque est inévitable.

Dans ce contexte, le choix de l’assurance-vie pourrait apparaître moins opportun qu’il ne l’a été, et pourtant… Les acteurs digitaux du Conseil en Investissement Financier (CIF) proposent des solutions d’épargne adaptées à tous les profils, dynamiques, diversifiées et mondialisées. La souplesse du pilotage permet à la fois de minimiser les risques et de maximiser les revenus. La composition en indépendance, de portefeuilles d’épargne, garantit ainsi l’objectivité de l’arbitrage qui se voudra réactif à la conjoncture. Libéré des conflits d’intérêt et des « fonds maison », l’acteur CIF digital propose des contrats d’assurance-vie performants et signifiants.

Déclin des fonds euros, croissance du mouvement vers les UC : l’épargnant doit bien s’interroger : qui me conseille ? quel outil employer pour optimiser mes coûts internes ? Le positionnement et l’identité du conseil dans la chaîne de valeur, vont conditionner la quantité, le montant et la distribution des frais, inhérents à ma solution d’épargne. Ces paramètres vont impacter directement les revenus espérés. Faire confiance en de nouveaux acteurs, compétents et spécialisés, qui ont développé des offres modulables et accessibles, s’impose désormais comme une pratique raisonnable et nécessaire.

C’est un véritable défi auxquels se confrontent, notamment, les nouvelles générations : repartir sur des solutions financières classiques, standardisées et opaques, ou bien prendre conscience qu’une gestion individuelle de l’épargne à travers des offres collaboratives innovantes, même à toute petite échelle, peut servir des horizons structurants et collectifs.

Le cadre de l’étude

Cette étude s’intéressera spécifiquement :

  • À comparer les frais liés aux contrats d’assurance-vie actuellement disponibles en ligne. En fonction d’une batterie de critères, elle s’attachera à dresser une typologie d’acteurs proposant des contrats d’assurance-vie avec un mandat d’arbitrage intégré ;
  • À l’indépendance de la structure de conseil réalisant les allocations propres à chacune des solutions étudiées. Cette dimension conditionne la valeur ajoutée et la sincérité du conseil délivré. Elle n’apparaît que trop rarement dans les comparatifs à disposition du public.

La typologie retenue des acteurs de l’assurance vie en ligne, est la suivante :

  • Les offres classiques mises en ligne par les institutionnels (dont la souscription n’est parfois pas entièrement digitalisée) ;
  • Les banques en ligne, ou néo-banques ;
  • Les courtiers en ligne, distributeurs de solutions classiques renégociées ;
  • Les Fintechs, conseillers en investissements financiers (CIF) / sociétés de gestion.

Les contrats identifiés sont ceux pour lesquels il est possible de récolter les données relatives aux frais du contrat, mais aussi à l’univers des supports de gestion et aux frais de gestion. L’étude est contrainte par le manque de transparence de certains contrats.

La décomposition des frais

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Exprimé en pourcentage, le calcul des frais s’applique sur la valeur totale de l’encours. La composition des frais liés à un contrat d’assurance-vie, se divise en trois grands blocs :

Frais du conseil : rémunération du service de conseil en allocations.

Frais de l’enveloppe fiscale : frais liés aux bénéfices des avantages fiscaux tirés de l’enveloppe fiscale assurance-vie, et perçus par l’assureur.

Frais des supports : coût des produits financiers plus ou moins risqués et rémunérateurs, utilisés par le conseiller pour composer les portefeuilles d’investissement. Les frais des supports n’étant pas prélevés par l’assureur (mais par leur émetteur), ils ne sont pas indiqués dans le contrat. Il est donc difficile pour l’épargnant de connaître ces frais, et de pouvoir les comparer à fortiori. De fait, la plupart des épargnants n’ont pas conscience de les payer. Pour avoir accès à l’information, l’épargnant est contraint d’éplucher les Documents d’Information Clé pour l’Investisseur (DICI) de chaque fonds, après qu’il ait fait l’effort de les réclamer. C’est pourtant ici que se noue la problématique des frais cachés en cascade et des performances grevées.

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L’intérêt des Fintechs indépendantes

  • Neutraliser les rétrocessions et les conflits d’intérêts

Les frais d’achat et de gestion des supports représentent une part importante des frais acquittés par l’épargnant, surtout pour les supports en UC. Ces frais ne rémunèrent pas exclusivement la société de gestion qui commercialise ces fonds : une part importante est reversée à l’assureur et/ou au courtier, sous forme de rétrocessions, variables selon les fonds choisis et les accords passés entre les parties.

Cette configuration crée des situations régulières de conflits d’intérêts dont le client sort perdant. Le conseiller mandataire sera tenté de privilégier les supports avec des rétrocessions plus élevées.

Souvent, le mandat de gestion est confié à un acteur tiers, en charge des allocations. Néanmoins, ces mêmes sociétés commercialisent aussi leurs propres fonds d’investissement. Le mandataire pourra dès lors distribuer ses « fonds maison ».

Du côté des grandes banques institutionnelles se pose la question des faiblesses en termes d’approche et de méthode (incapacité à fonctionner en architecture ouverte). Elles proposent dès lors des supports d’investissement dont les sociétés gérantes font partie de leur groupe bancaire.

Le régulateur européen, à travers les derniers prolongements de la directive MIFID, s’attaque aux rétrocessions et aux conflits d’intérêts, et repositionne la mission du conseiller en investissement, garant de l’indépendance et de l’objectivité du conseil.

  • Distinguer la digitalisation des offres classiques, des solutions Fintechs

Au cours des années 2010, les grandes banques institutionnelles ont digitalisé leurs services, sans transformer un modèle économique plombé par les conflits d’intérêts et gourmand en frais cachés, frais de gestion et rétrocessions.

Les banques en ligne et les courtiers indépendants ont supprimé les frais d’entrée, frais de sortie, et concentré leurs efforts sur la diminution des frais des fonds euros. En revanche, les frais de gestion demeurent importants de même que les rétrocessions.

Les Fintechs ont anéanti frais d’entrée, frais de sortie, rétrocessions, et, en même temps comprimé les frais de gestion grâce au recours aux ETF. Ces fonds ménagent 0.10% à 0.50% de frais de gestion annuels, soit jusqu’à 20 fois moins qu’un fonds traditionnel.

  • Orienter son épargne, inverser la chaîne de valeur

Faisant levier sur le digital, les Fintechs proposent des solutions qui permettent de personnaliser et de moduler le placement à l’échelle de l’épargnant, de ses besoins et de ses aspirations.

L’indépendance de la Fintech libère une grande liberté pour l’investissement thématique, nœud de l’épargne nouvelle-génération. L’épargnant aura la possibilité de décider de l’orientation de son investissement en fonction de portefeuilles composés par le conseiller, reliés à l’économie réelle, et teintés d’une certaine coloration (Investissement Socialement Responsable, Transition Ecologique et Energétique, Technologies Biomédicales, etc.). Demain, pourquoi ne pas brancher directement les solutions d’épargne grand public à des défis, des projets ou des écosystèmes localisés ?

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1 Frais maximum sur le support Objectif Programmé

2 Sortie Fonds € Allocation Long Terme + SCPI : 3%

3 Hors ETF, frais d’arbitrages de 0% (arbitrages en ligne dans le cadre d’un mandat d’arbitrage) à 28 euros forfaitaires (dont options d’arbitrages programmés)

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L’indépendance du service financier chargé du pilotage de l’investissement, détermine l’efficience des solutions d’épargne : elle neutralise les conflits d’intérêt et les rétrocessions, garantit l’objectivité du conseil délivré, rend possible une gestion dynamique des portefeuilles d’investissement, comprime les frais pesant sur le client.

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ActiveSeed a réalisé une simulation des performances dégagées en fonction des trois grands types d’offres qui se partagent le marché de l’épargne.

Période retenue : 20 ans
Investissement initial : 10.000 euros
Hypothèse de rendement annuel moyen : 4.00%

Conclusion : au bout de 20 ans, la différence de frais entre l’offre bancaire classique et l’offre ActiveSeed, vient manger plus de 58% de la performance.

Traduction : les clients supportent seuls le risque. Les banques se nourrissent sur votre investissement.

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Sources

  1. Base de données financières Quantalys
  2. Document d’Informations clés Sequoia — SOGECAP
  3. Document d’Informations clés Floriane 2 — PREDICA
  4. Document d’Informations clés BNP Paribas Multiplacements 2 — CARDIF
  5. Notices d’information valant Conditions générales — Boursorama Vie
  6. Conditions générales valant Notice d’Information BforBank Vie
  7. Notice d’information Fortuneo Vie
  8. Note d’Information valant Conditions Générales ING Direct Vie
  9. Notice d’information valant Conditions générales Linxea Vie
  10. Note d’information valant conditions générale Altaprofits Vie

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